Un moyen de publier ses messages Twitter sur Identi.ca ?

Identi.ca est un service de micro-blogging similaire à Twitter, et open source. S’il est très facile de configurer son profil Identica pour qu’il publie automatiquement vos messages sur votre compte Twitter, l’inverse demande soit un client capable de gérer les deux réseaux, soit une petite manipulation.

Première étape, se créer un compte sur Ping.fm. Pourquoi un nouveau compte ? Tout simplement parce que Ping.fm ne permet de gérer qu’un seul flux rss à la fois. L’inscription est très rapide : rendez vous sur la page de création de compte, renseignez un email valide, et votre mot de passe, et c’est parti.

Configurez ensuite votre compte Identi.ca dans Ping : sur la page Networks, cliquez sur le lien « Add Network » de Identi.ca puis renseignez votre login et votre mot de passe :

Etape 1 : connecter son compte Ping à Identica

Rendez vous ensuite sur Twitter et récupérez le flux rss de vos messages, sur votre profil, en bas de la sidebar :

Récupérer le flux rss de ses tweets

Retournez sur Ping.fm. Sur l’onglet Dashboard, créez un groupe de publication pour le microblogging :

Créez un groupe de publication

Sélectionnez la méthode Microblogging et donnez un nom à votre groupe, puis validez. N’oubliez pas d’inclure votre compte Identi.ca dans le groupe ;)

De nouveau sur l’onglet Dashboard cliquez sur Feeds by Superfeedr :

étape 4 : paramétrer un flux rss sur ping.fm

Superfeedr vous permet de récupérer un flux rss et le publier sur vos réseaux. Collez l’adresse du flux de vos messages twitter, et cliquez sur Add Feed :

dernière étape : configurer superfeedr

Si tout se passe bien, vos messages Twitter devraient maintenant être publiés sur Identica (quelques minutes plus tard).

Mardi 15 juin 2010 Diije, Web Pas de commentaire

Web 2.0 – Introduction (suite)

Suite de l’article précédent : Web 2.0 – Introduction.

Une fois entrée dans le vocabulaire des informaticiens et du grand public, l’expression « Web 2.0 » perd vite sa définition, pour venir une notion très vague de l’évolution du World Wide Web. Chacun a sa propre idée et il est bien difficile aujourd’hui encore d’expliquer clairement ce que signifie ce terme.

Cependant, on peut énumérer plusieurs facteurs qui montrent que l’Internet a changé d’échelle, de statut. Tout d’abord, le nombre d’internautes ne cesse d’augmenter, et l’accès au web est rendu plus fluide par des connexions plus rapides (Numeris, ADLS). Internet devient donc progressivement un médium de masse et prend même petit à petit le dessus sur d’autres média.
Cette forte augmentation du nombre d’internautes est à mettre en parallèle avec l’augmentation de pages (et de sites) sur le web.

Ainsi malgré les progrès des moteurs de recherche, il devient indispensable de se démarquer de la concurrence, en proposant au visiteur d’un site web une nouvelle expérience utilisateur. Certains développeurs ont alors l’idée d’utiliser une technique inventée par Microsoft en 1998, mélangeant JavaScript et XML, pour rendre leurs pages plus dynamiques. Ce n’est qu’en 2005 que Jesse James Garett, informaticien américain, est le premier à employer le terme AJAX pour nommer cet emploi nouveau de technologies communes sur le Web 1.0.
Très vite l’AJAX envahit le web et devient un des symboles de la « révolution » qu’est le Web2.0, même si beaucoup insistent sur le fait que rien n’est nouveau dans cet emploi de JavaScript et XML.

Une autre technique pour se démarquer des « vieux » sites du Web 1.0 consiste à utiliser des designs dits « modernes », employant moult couleurs, coins arrondis et effets glacés. Ainsi, les sites utilisent de plus en plus les possibilités du xHTML et du CSS, voire même les Microformats.

Une autre nouveauté majeure liée au Web2.0 est la syndication de contenu : des protocoles basés sur l’emploi du XML (typiquement : les flux RSS) permettent aux utilisateurs de réutiliser (une partie du) contenu d’un site dans un autre site ou un logiciel. On a donc accès en temps réel aux mises à jour d’un site de façon décentralisée.

Mais le Web 2.0, c’est aussi un changement du comportement de l’utilisateur, qui n’est plus un simple visiteur mais est invité à contribuer, à s’approprier les nouvelles fonctionnalités du Web pour interagir de façon simple à la fois avec le contenu et la structure des pages, mais aussi avec d’autres internautes : c’est le Web Social.

Lundi 26 avril 2010 Diije, Web Un commentaire

Web 2.0 – Introduction

On me demande, dans le cadre de mes études d’informatique, de réaliser une étude sur le Web 2.0. A la vue des autres sujets proposés, je me dis que je ne m’en tire pas si mal. J’aurais été ravi de faire une étude sur ce qui a tué les dinosaures, mais apparemment ça ne fait pas assez « Stratégie Internet ». Malgré tout, je vais donc me servir de ce blog pour écrire une petite série d’articles qui seront ensuite synthétisés dans mon rapport. Je préfère prévenir tout de suite mes aimables lecteurs, ce que je dis n’engage que moi, c’est mon avis personnel et vous êtes libres de partager le votre en commentaire :)

Alors le web 2.0, qu’est-ce que c’est ? J’ai envie de répondre, une grosse arnaque. Finalement, personne n’est d’accord, et certains iront même jusqu’à dire qu’il n’y a pas de web 2.0.

La première à avoir apparemment parlé de « Web 2.0″ est Darcy DiNucci, dans un article publié en 1999 : Fragmented Future :

The Web we know now, which loads into a browser window in essentially static screenfulls, is only an embryo of the Web to come. The first glimmerings of Web 2.0 are beginning to appear, and we are just starting to see how that embryo might develop. The Web will be understood not as screenfulls of text and graphics but as a transport mechanism, the ether through which interactivity happens. It will [...] appear on your computer screen, [...] on your TV set [...] your car dashboard [...] your cell phone [...] hand-held game machines [...] maybe even your microwave oven.

Cette vision anticipatrice s’avère assez proche de la réalité, et se veut un avertissement aux graphistes et autres ergonomes : le nombre d’interfaces différentes ne va cesser de s’accroitre, et il faudra donc que votre travail s’adapte à chacune d’entre elles.

Le terme réapparaît en 2003, quand Dale Dougherty, co-fondateur avec Tim O’Reilly de la société O’Reilly Media, cherche à exprimer la profonde mutation qui s’opère alors sur le World Wide Web. En effet, on commence à voir à cette époque le web comme une plate-forme et on ne développe plus de logiciels de bureau mais des applications en ligne.

Un autre aspect important de cette mutation est l’utilisation des données produites par l’utilisateur (User Generated Content), le meilleur exemple étant le Page Rank de Google : analyser le nombre et la qualité des liens entrants et sortants d’une page web afin de lui attribuer une note sur 10, pour fournir à l’utilisateur final des résultats de recherche basés sur la réputation des sites. Ce type d’algorithme étant constamment amélioré, on obtient un autre point important dans la vision du web 2.0 de Dougherty : la « version beta perpetuelle », en opposition aux rares mises à jour des logiciels traditionnels.

Un autre parfait exemple du web 2.0 est Wikipedia : alors que les encyclopédies traditionnelles embauchent des experts pour rédiger leurs articles, Wikipedia fait confiance aux internautes, se basant sur un des principes de l’Open Source : « given enough eyeballs, all bugs are shallow ». Un article erroné sera en effet vite détecté et corrigé par les internautes.

Suite à l’intervention de Dougherty, l’expression fut largement relayée par O’Reilly Media, notamment avec la création d’une conférence annuelle « Web 2.0 » à partir 2004. Très vite adoptée par la communauté, l’expression sera même déclarée « millionième mot anglais » et intégrée au Lexicon.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui :p

Samedi 10 avril 2010 Diije, Web 2 commentaires

SuperRefMan : fin du concours

Voilà, le concours SuperRefMan est terminé depuis ce matin 9h00, et nous nous sommes brillamment classés 2e de la catégorie « Autres étudiants », et 4e au total, notre site figurant en 6e position sur Google. Le classement complet est disponnible ici.

Au final, en plus de l’expérience très intéressante apportée par ce concours, il faut admettre que la principale satisfaction pour nous est d’avoir battu les M2, objectif initial de notre participation au concours :p
En plus de ça, on figure finalement à une très belle place, ce qui était loin de nos attentes au départ.

En tout cas, ce concours m’a permis d’envisager le référencement sous de nouveaux angles, et je pense que je ne m’y prendrais pas tout à fait de la même façon si c’était à refaire.

Merci à tous ceux qui nous ont aidé, vous pouvez virer vos liens maintenant :p

Vendredi 29 janvier 2010 Diije, Divers Pas de commentaire

Kikoolol

Je ne me risquerai pas à tenter d’écrire cet article à la manière des kikoolols, mais c’est pas l’envie qui m’en manque. Quoi qu’il en soit, l’idée étant déjà prise par la Désencyclopédie, qui dispose de gens bien plus compétents que moi en la matière.
Malgrès tout, dans un souci d’accessibilité envers eux, j’invite tous les kikoolols qui souhaitent lire cet article à utiliser ce fabuleux traducteur automatique.

Pour commencer, quelques définitions : on les appelle parfois kikoolols, wesh, tektonik, n00bs, newbies, glandus, boulets, geekoulols, kévins, voire même adolescents, ils ont (en majorité) entre 12 et 18 ans, s’ils sont plus vieux ils ont du souci à se faire, s’ils sont plus jeunes aussi. Ils ont eu par le passé un skyblog, depuis ils ont envahi facebook, et bientôt (hélas) twitter, ils massacrent la langue française, adoptant trop souvent le langage SMS, bref vous les avez forcément croisé sur internet.
Mais pour ma part je pense qu’il est nécessaire de ne pas se contenter de considérer les seuls âges et usages de la langue française pour qualifier une personne de kikoolol. Car certains cachent bien leur jeu !

Toutefois, on admet souvent que l’une des caractéristiques communes à tous les kikoolols est de croire qu’il n’en est pas un, un peu comme cette tortue :

Ok, cette illustration n\'a rien à voir avec l\'article, je l\'admets.

Cependant l’objet de cet article n’est pas de vous donner des conseils pour vous débarrasser de ces obstacles à la sérénité, mais d’analyser l’évolution de leur comportement. Il n’y a pas si longtemps, la plus grande organisation de kikoolols connue était un réseau de blogs hébergé par une station de radio diffusant de la musique douteuse. Et à part quelques éclaireurs s’aventurant dans des réseaux jusque là bien tranquilles, le reste de l’Internet était épargné. Mais ces temps sont révolus, mes amis !

En effet, les kikoolols s’infiltrent partout, dans vos listes d’amis sur Facebook, dans vos followers/followings sur Twitter, dans vos contacts IM, sur vos forums, partout je vous dis. Et ils ne se contentent pas de s’approprier nos outils de communication, mais aussi notre culture ! Aujourd’hui, on ne peut plus dire « Tu peux pas test » sans passer pour l’un d’entre eux, alors que rares sont ceux qui connaissent l’origine de ce genre d’expressions. On peut donc s’interroger sur leur but ultime. Transformer le web en une cour de récréation de collège ? Peut être. Cela étant, ont-ils un but précis ? Personnellement, je ne les crois (/espère) pas assez organisés pour ça. Enfin, quoi, vous imaginez, une organisation mondiale des kikoolols, dont le but serait de dominer le monde ?! Nous finirions en prison pour non-respect des nouvelles règles de l’orthographe et de la grammaire.

Sans aller jusqu’à de tels extrêmes, je remarque tout de même qu’en réponse à la prolifération de ces peuplades dégénérées, c’est aussi notre comportement qui se modifie, et si certains, trop nombreux, choisissent de se mêler à la masse, d’autres heureusement résistent à l’envahisseur, même si la cause parait perdue d’avance.
Car la barrière temporelle autrefois si importante entre l’éclatement d’un buzz dans la geekosphère et sa découverte par les kikoolols ne cesse de s’amenuiser, et puisqu’être geek est à la mode, nous perdrons bientôt l’avantage culturel qui faisait notre force. Ce constat est dur, mais tout espoir n’est peut être pas perdu, car après tout, un kikoolol, ça grandit, et à la manière des pokemons, ça évolue.

Alors croisons les doigts. En attendant, le kikoolol est l’avenir du web.

Dimanche 24 janvier 2010 Diije, Divers Un commentaire