Kikoolol

Je ne me risquerai pas à tenter d’écrire cet article à la manière des kikoolols, mais c’est pas l’envie qui m’en manque. Quoi qu’il en soit, l’idée étant déjà prise par la Désencyclopédie, qui dispose de gens bien plus compétents que moi en la matière.
Malgrès tout, dans un souci d’accessibilité envers eux, j’invite tous les kikoolols qui souhaitent lire cet article à utiliser ce fabuleux traducteur automatique.

Pour commencer, quelques définitions : on les appelle parfois kikoolols, wesh, tektonik, n00bs, newbies, glandus, boulets, geekoulols, kévins, voire même adolescents, ils ont (en majorité) entre 12 et 18 ans, s’ils sont plus vieux ils ont du souci à se faire, s’ils sont plus jeunes aussi. Ils ont eu par le passé un skyblog, depuis ils ont envahi facebook, et bientôt (hélas) twitter, ils massacrent la langue française, adoptant trop souvent le langage SMS, bref vous les avez forcément croisé sur internet.
Mais pour ma part je pense qu’il est nécessaire de ne pas se contenter de considérer les seuls âges et usages de la langue française pour qualifier une personne de kikoolol. Car certains cachent bien leur jeu !

Toutefois, on admet souvent que l’une des caractéristiques communes à tous les kikoolols est de croire qu’il n’en est pas un, un peu comme cette tortue :

Ok, cette illustration n\'a rien à voir avec l\'article, je l\'admets.

Cependant l’objet de cet article n’est pas de vous donner des conseils pour vous débarrasser de ces obstacles à la sérénité, mais d’analyser l’évolution de leur comportement. Il n’y a pas si longtemps, la plus grande organisation de kikoolols connue était un réseau de blogs hébergé par une station de radio diffusant de la musique douteuse. Et à part quelques éclaireurs s’aventurant dans des réseaux jusque là bien tranquilles, le reste de l’Internet était épargné. Mais ces temps sont révolus, mes amis !

En effet, les kikoolols s’infiltrent partout, dans vos listes d’amis sur Facebook, dans vos followers/followings sur Twitter, dans vos contacts IM, sur vos forums, partout je vous dis. Et ils ne se contentent pas de s’approprier nos outils de communication, mais aussi notre culture ! Aujourd’hui, on ne peut plus dire « Tu peux pas test » sans passer pour l’un d’entre eux, alors que rares sont ceux qui connaissent l’origine de ce genre d’expressions. On peut donc s’interroger sur leur but ultime. Transformer le web en une cour de récréation de collège ? Peut être. Cela étant, ont-ils un but précis ? Personnellement, je ne les crois (/espère) pas assez organisés pour ça. Enfin, quoi, vous imaginez, une organisation mondiale des kikoolols, dont le but serait de dominer le monde ?! Nous finirions en prison pour non-respect des nouvelles règles de l’orthographe et de la grammaire.

Sans aller jusqu’à de tels extrêmes, je remarque tout de même qu’en réponse à la prolifération de ces peuplades dégénérées, c’est aussi notre comportement qui se modifie, et si certains, trop nombreux, choisissent de se mêler à la masse, d’autres heureusement résistent à l’envahisseur, même si la cause parait perdue d’avance.
Car la barrière temporelle autrefois si importante entre l’éclatement d’un buzz dans la geekosphère et sa découverte par les kikoolols ne cesse de s’amenuiser, et puisqu’être geek est à la mode, nous perdrons bientôt l’avantage culturel qui faisait notre force. Ce constat est dur, mais tout espoir n’est peut être pas perdu, car après tout, un kikoolol, ça grandit, et à la manière des pokemons, ça évolue.

Alors croisons les doigts. En attendant, le kikoolol est l’avenir du web.

Dimanche 24 janvier 2010 Diije, Divers

Un commentaire pour Kikoolol

  • Lise dit :

    En lisant l’article je me sens kikoolol. Dominer le monde me semble pas mal, même si je me sens plus proche de Minus que de Cortex.

    (sinn tn captcha c nul, grav, sa cr1 tro!!!!!)

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