Hackers : petite histoire de l’informatique moderne (III)

Suite de l’article précédent.

Alors que Steve Wozniak travaille déjà sur l’Apple II, la société IBM, considérée comme le concurrent direct de la firme à la pomme, se prépare à sortir (1981) l’IBM 5150, plus connu sous le nom d’IBM Personal Computer. C’est le premier PC connu sous ce nom. Là encore, continuant de développer la vente liée de ses logiciels avec de nombreuses machines du marché, Microsoft et Bill Gates montrent l’étendue de leur talent pour le commerce en vendant avec chaque machine IBM leur intérpréteur BASIC. De plus, IBM confie à Microsoft le futur système d’exploitation de ses PC : CP/M. Pour environ 75 000 dollars, Microsoft rachète un autre système d’exploitation : QDOS (Quick and Dirty Operating System) et s’octroie les droits du logiciel.

L'IBM 5150, premier Personal Computer

Ainsi, l’OS fourni avec l’IBM PC sera : MS-DOS. C’est le vrai début du règne de Microsoft : puisque IBM ne possède aucun droit sur le logiciel, Microsoft fournit des licences aux concurrents directs de la firme, qui finiront par surpasser et marginaliser IBM, pourtant constructeur historique et première grande puissance dans le domaine de l’informatique.

Pendant ce temps Apple ne reste pas inactif. Après la sortie en 1977 des premiers modèles d’Apple II, bénéficiant pour la première fois d’un écran couleur, l’Apple Lisa sort en 1983. Pour la première fois, un ordinateur est doté d’une souris et d’une interface graphique ! Ce concept issu des laboratoires de Xerox à Palo Alto, n’interessait pas les « vieux » actionnaires de l’inventeur du photocopieur, qui autorisent Steve Jobs à l’utiliser.

Apple II, premier ordinateur grand public

A cette époque, Apple et Microsoft travaillent en étroite collaboration afin de fournir aux futurs Macintosh des logiciels aussi puissants que ceux du concurrent IBM. Les développeurs de Microsoft auront donc le privilège de travailler sur des prototypes de Mac, et la légende veut qu’ils en profitent pour s’inspirer largement de l’interface graphique d’Apple pour leur futur système d’exploitation : Windows.
Quand Jobs s’apperçoit de sa bévue, le mal est fait, et le « divorce » qui s’en suit n’arrêtera pas Bill Gates.

A partir de cette époque, on sort véritablement de l’époque des hackers : Wozniak cesse de travailler pour Apple, Jobs sera renvoyé quelques mois plus tard par le président qu’il avait lui-même nommé, et Gates et Ballmer s’interessent plus à l’aspect commercial qu’au développement de leurs logiciels.

Cette aventure reste une époque unique dans l’histoire de l’informatique, puisque les découvertes de chacun étaient partagées, à la manière des hippies qui ont largement influencé les hackers.
Cependant il n’est pas rare de voir de jeunes étudiants faire fortune en informatique en quelques années, comme le prouvent Sergei Brin et Larry Page, fondateurs de Google, ou Mark Zukerberg et Facebook.

vendredi 18 avril 2008 Diije

4 Comments pour Hackers : petite histoire de l’informatique moderne (III)

  • Ek0 dit :

    Sympatoche ces petits articles !

  • Diije dit :

    La difficulté c’est de s’y retrouver parmi les différentes sources et versions différentes de l’histoire 🙂

  • wullon dit :

    Oui ils sont sympatoches en effet !

  • Ek0 dit :

    Tain wullon ces heures de post !!

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