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I’m bad

MJ est mort, le jeu est fini (super jeu de mot, je le dis parce que sinon vous remarquerez pas). Tout le monde y va de son petit hommage, même le petit Nicolas a profité de son voyage aux Antilles pour s’y mettre. Personnellement, j’ai jamais été un grand fan de la musique ni du personnage, mais c’est vrai qu’il avait un petit côté génial. En tout cas je me rappelle encore avoir vu le fameux Captain EO à Disneyland quand j’étais petit, et c’était pas mal 🙂

En tout cas ce buzz autour de la mort du Roi de la Pop montre encore une fois la puissance de Twitter comme moyen d’information instantanée, comme le montre cette vidéo des mots les plus employés dans les tweets au moment de l’annonce de sa mort :

Vous allez vous demander pourquoi je parle de Twitter alors que dans un précédent billet j’ai dit que je ne l’utilisais pas. Et bien, depuis quelques temps j’ai installé un client twitter (Mixero pour ne pas le nommer) et je m’y suis un peu mis. J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi ce service provoque autant d’engouement puisqu’il est plus ou moins équivalent (de loin) à un mix entre IRC (est-ce que j’ai déjà mis autant de liens dans un article sur ce blog ?!) et les flux rss. Cependant, une fois dépassé le côté twiterreux de base comme les appelle Ek0^, on se rend compte des quelques atouts du système.

Ce dont tout le monde parle, c’est l’information instantanée, et sans trop de prise de position, puisqu’en 140 caractères, c’est difficile. Mais on est aussi assez proche de gens auxquels on n’aurait pas accès autrement. Par exemple si l’envie vous en prend, vous pouvez envoyer un DM (Direct Message) à Obama, mais je doute que ça ait plus d’effet que les voies habituelles.
Il y a aussi pas mal d’infos, de liens, d’images que l’on ne posterait pas sur un blog. On découvre ces derniers jours, avec l’Iran ou Microsoft Outlook par exemple, que Twitter est un moyen de lobbying assez puissant et plutôt incontrôlable. Et ça reste un excellent moyen de faire des conneries :p

Malgrès tout, la prise en main de Twitter me paraît assez complexe, et je comprends totalement que seulement 125 000 Français aient créé un compte, et que la grande majorité des utilisateurs dans le monde ne l’utilisent jamais.

Sinon, rien à voir, hier soir j’ai tenté d’expliquer à une collégienne que même si j’avais pas un skyblog, ça n’en était pas moins un vrai blog (c’est même plutôt l’inverse, non ?). Je pensais que ça existant que dans les quotes de Dans Ton Chat, ce genre d’échange digne d’Arthur s’adressant à Perceval et Caradoc, bah non.

samedi 27 juin 2009 Diije, Divers, Musique(s), Web 2 Comments

Hadopi au placard (ou pas)

Voilà, après des mois de bataille politique (d’après le terme employé par les médias), la loi Création et Internet, surnomée Hadopi, vient d’être censurée par le Conseil Constitutionnel.
Plus précisement, le conseil a bien validé la loi, mais a retiré à l’Hadopi le droit de couper l’accès à internet aux éventuels pirates, affirmant une fois pour toutes (enfin !) que l’accès à internet « est une composante de la liberté d’expression et de consommation ».
Autrement dit, l’accès à Internet fait partie des droits fondamentaux de tout citoyen français.

:fear:

Youpi, c’est la fête. Oui, mais n’oublions pas que la loi est tout de même validée (au total, seulement deux paragraphes ont été censurés), et qu’on aura donc droit à la surveillance de nos communications (même si pour ma part je pense que ça fait un moment qu’elles le sont, les miennes) et aux avertissements de l’Hadopi. Mais avant toute sanction, il faudra passer devant un juge, ce qui est tout à fait normal puisque, comme on l’a beaucoup répété : « En droit français, c’est la présomption d’innocence qui prime. »
La plus haute autorité administrative française a donc donné raison aux opposants à cette hérésie qu’est la loi Création et Internet.

Christine Albanel a (un peu) perdu

Donc, c’est bien, Sarkozy et Albanel (dont on attend encore la démission, mais qui a déjà annoncé qu’elle proposera au Parlement de modifier la loi avant l’été afin qu’elle soit conforme à la décision du Conseil Constitutionnel) ont perdu. Mais est-ce que pour autant les « pirates » ont gagné ? Pas totalement, en tout cas, car malgrès les débats instructifs, les majors ne donnent pas vraiment l’impression d’envisager de revoir leur mode de fonctionnement.
Cela dit j’ai l’impression que ledit débat a fait évoluer l’opinion des « non-initiés », et c’est déjà ça.

En conclusion, j’ai l’impression que la seule avancée provoquée par le Conseil Constitutionnel, c’est de faire de l’accès à Internet un droit fondamental. Car la loi sera bel et bien appliquée, et il suffira de trouver des juges orientables (un peu du genre de celui qui a jugé le cas de The Pirate Bay) pour que ça ne change pas grand chose au final. On a fait un petit pas en avant, mais la route est encore longue …

mercredi 10 juin 2009 Diije, Web Pas de commentaire

Real-time web

Le web évolue sans cesse. Pourtant malgrès sa diversité, on peut définir deux périodes « historiques » du web : de sa création en 1989 au développement des accès internet à haut débit, disons en 2000, c’était le web statique, et depuis, le web 2.0, dynamique, communautaire, … vous connaissez la chanson.

Aujourd’hui il semble que l’on soit à un tournant dans l’Histoire du web, et qu’on entre dans une troisième grande période, que certains appelle le real-time web, qui se base sur deux constats. Premièrement, l’accès à internet est de plus en plus facile, rapide, commun. Internet est accessible depuis de plus en plus de supports et de manière de plus en plus complète. Si il y a quelques années c’était un exploit de recevoir des emails sur un téléphone portable, désormais les smartphones ont accès à l’ensemble du web, et la plupart des sites populaires développent une interface spécialement pour ces supports.
Deuxièmement, maintenant que les réseaux sociaux sont bien implantés, que les communautés existent, que chacun a ses amis sur le net, l’objectif désormais est de fructifier ces réseaux, de partager avec eux en temps réel, l’exemple le plus probant étant sûrement Twitter.

Les grands acteurs du web nous présentent le real-time web comme un outil commercial : créez une communauté autour d’un produit, et la pub pour ce produit se fera toute seule (dans les grandes lignes). Pour certains, grace à la connexion internet disponnible quasiment 24h/24, les gens pourront par exemple se pointer devant un resto, se dire « tiens et si on allait manger ? », et regarder les critiques de leurs amis du net à propos de ce resto.

Je sais que je suis un peu à part, mais personnellement, quand je vais au resto, soit je pars un peu à l’aventure et entre dès qu’un truc me plaît, soit je sais à l’avance où je vais, parce que je connais ou qu’on m’en a parlé avant. Donc le côté temps réel est un peu caduc, du coup. Alors oui, on se dirige sans aucun doute vers le real-time web, et on sera sûrement connectés à internet même pendant notre sommeil d’ici quelques années, mais j’ai un peu de mal à m’imaginer que la moindre décision que je devrai prendre à l’avenir devra se faire en adéquation avec les avis des internautes. Une sorte de Loft Story à l’échelle planétaire ça peut être drôle, mais si quand quelqu’un vous aborde dans une soirée, avant de répondre vous alliez voir son profil sur Facebook, j’ai comme l’impression que ça ferait tomber l’ambiance.

Pour autant, je pense qu’on utilisera vraiment le web en temps réel, mais pour d’autres choses. Je prendrai pour exemple une application pour Android, l’OS pour appareils mobiles développé entre autres par Google, qui permet de scanner le code barre d’un livre afin d’en télécharger les références sur Amazon pour savoir si il est déjà présent dans sa bibliothèque. Ce genre d’application est (plus ou moins) utile à n’importe quel instant. On peut aussi penser à Google Latitude qui permet de localiser ses amis sur une carte, idéal pour des rencontres à la dernière minute.

De toute façon il est impossible de prévoir le futur du web, on ne peut qu’en donner les grandes lignes, en espérant que nos chers dirigeants ne foutent pas trop la merde avec leurs lois pourries. Alors oui, le futur c’est le real-time web, reste à savoir à quoi il ressemblera vraiment. Pour ma part j’espère que ça ne sera pas un supermarché géant.

vendredi 22 mai 2009 Diije, Web Un commentaire

42

Non, ce n’est pas un billet sur le Magasine Geekoolol à la mode.

En fait je veux vous parler d’un fait de société étrange. Alors qu’il n’y a pas si longtemps, être Geek était une tare, qu’on était plus ou moins des rebuts de la société, voilà que c’est devenu cool d’en être un. Peut être qu’on a enfin compris qu’en cette ère technologique, ça peut être sympa de savoir se servir d’un ordinateur. Malgrès tout, on reste encore pas mal dans le stéréotype à en croire cette vidéo :


Geek So In from Geek's so In on Vimeo.

Cela dit, même si le terme de Geek a toujours été très flou, jusqu’à quel point peut-on dire qu’on est geek ? Parce qu’autant je consens qu’il arrive un moment où Geek est un doux euphémisme quant à l’état d’esprit de certains, autant ça me fait doucement rigoler de voir que les non initiés parviennent à en considérer d’autres comme tels. Alors où se situe la limite ? N’est-il pas temps de passer à une nouvelle appellation ? On nous a appellés Hackers, Nerds, Geeks, on n’est plus à ça près. Et de toute façon même si le terme a changé, l’idée qu’on se fait de nous reste la même. Pourtant je ne pense pas être le seul à avoir une vie sociale, sortir, ou parler à des gens régulièrement sans même qu’ils se rendent compte que je suis un Geek.

En tout cas, une chose est sûre, nous sommes des privilégiés. On comprend que si c’est les 20 ans du Web cette année, ça n’est pas ceux du Net, et qu’il y a une différence entre les deux. On a vu la majorité des vidéos virales 6 mois avant que le grand public se rende compte qu’elles existent, on comprend que All you base are belong to us ou que la réponse est 42. Nous sommes l’élite intellectuelle de notre temps :p

dimanche 29 mars 2009 Diije, Web Pas de commentaire

L’avenir de la musique ?

Je n’ai pas l’habitude de poster des vidéos de conférences sur ce blog, mais je viens d’en regarder une qui, étant donné le contexte actuel (Albanel, HADOPI, tout ça), donne à réfléchir.

Dans cette présentation filmée au MIDEM 2009 (c’est en anglais, mais sous-titré français), Mike Masnick nous explique comment Trent Razor et son groupe Nine Inch Nails ont changé leur façon d’envisager la commercialisation de leur musique, en basant leur nouveau business model sur la diffusion gratuite de leur musique.

Alors, plutôt que de vouloir restreindre les libertés individuelles et mettre en place des mesures qui ont des années de retard sur la réalité du net, les politiques et les majors, qui devraient finir par reconnaître qu’ils ne comprennent rien à Internet et aux nouvelles technologies, feraient bien de s’inspirer de ça.

(source JDG)

jeudi 12 mars 2009 Diije, Web Un commentaire